Des reflexions, des envies, des soirées, des voyages, la vie d'une femme célibataire, la vie d'une maman célibataire
J’avais rendez-vous chez ler médecin, et dans la salle d’attente, je tombe sur un article de ELLE " devenir blonde, ça change tout dans la vie, dans la tête et avec les hommes ". Ca m’a rappelé une discussion avec Bio dont la conclusion etait qu’il fallait que je me fasse teindre les cheveux en blond. En lisant l’article, j’étais tellement bidonnée que certaines personnes dans la salle d’attente ont finit par sourire !!
Alors voici l’article, paru dans ELLE du 13 Février 2006.
Les hommes préfèrent-ils les blondes ? D’après les sondages, non. D’après leurs regards, oui. Car c’est un fait : le blond attire l’œil. Hélène, 40 ans, qui est passé d’un châtain moyen à un blond norvégien, " pour s’offrir une cure de jouvence ", confirme : " les gens me regardent beaucoup plus qu’avant. C’est flagrant quand je traverse une salle de restaurant. Ils m’adressent plus facilement la parole, aussi ". Julia, jeune comédienne de 21 ans, blonde comme les blés, a fait l’expérience inverse. Elle s’est fait teindre les cheveux en brun pour les besoins d’un rôle : " c’est horrible, depuis que je suis châtain, les gens me regardent quatre fois moins ! ".
Pour Frédérique Hédon, sexologue, la fascination exercée par les blondes s’explique par leur rareté et leur visibilité. " Et puis le blond, ça brille, c’est la couleur de l’or ". La revue pour hommes " FHM " a fait le test : mettre en couverture deux fois la même actrice. Une fois brune et une fois blonde. La version blonde s’est beaucoup mieux vendue que la brune. Humiliant pour les brunes ? Pas forcément. D’après Frédérique Hédon, " des études menées aux Etats-Unis ont demontré qu’une taille bien marquée avait un impact direct sur le regard et mobilisait l’intérêt sexuel ", mais rien de cet ordre n’a été prouvé sur les blondes.
Au contraire, l’homme, qui serait toujours inconsciemment à la recherche du plus fort potentiel de reproduction chez la femme, serait plus attiré par les brunes, synonymes de force et de chaleur, que par les blondes, qui, entre autres clichés, sont associées à la pâleur, à la fragilité, pour ne pas dire au froid. Il est amusant, cependant, de noter que, chez les volatiles, les femelles sont ternes pour protéger le nid et les petits alors que les mâles sont chatoyants pour servir de proie. La blonde serait-elle donc une simple proie ? Un trophée ?
Guillaume, 30 ans, sort avec une brune, mais est intarissable sur les blondes. Pour lui, " la blonde, c’est l’Autre ". Une phrase à double entrée. " C’est l’autre dans le sens où, mathématiquement, on sort plus souvent avec une brune qu’avec une blonde. Mais c’est aussi l’autre sexe. La fille dans toute son essence, par opposition au garçon brun et plein de testostérone. On l’imagine plus gentille, plus abordable, moins dominatrice que la brune. La blonde est forcément jolie, puisque, déjà, elle est blonde ! " " Il faut dire, reprend Guillaume, que, pour moi, tout ce qui n’est pas brun est blond ". Voilà qui relativise. " Et puis il y a de vraies blondes qui ont le sexe brun, alors c’est quoi une vraie blonde ? ". Les garçons se posent ces questions… Et ils ont raison ! 30% des blondes sont des brunes décolorées. Et ce sont elles qui attirent le plus les regards. Sans doute parce que leur couleur travaillée indique clairement leur volonté de plaire.
Et si être blonde plaisait d’abord aux femmes ? Julia, vraie blonde, avait envie d’être brune, " pour devenir plus sexy, plus glamour, plus dangereuse ". A l’inverse, Hélène voulait devenir blonde pour " se rafraîchir ", tant il est vrai que la tentation est forte, dans une société obsédée par la jeunesse, de se raccrocher aux boucles blondes de l’enfance perdue. Plus inattendu, depuis qu’elle est brune, Julia reçoit moins d’hommages masculins, mais plus de propositions… professionnelles. " Je trouve davantage de boulot. C’est dingue. Je crois que le brun rassure. C’est la norme. La blonde est forcément un peu fofolle ou bébête ! ". Les clichés ont la peau dure. Alors que la blonde est un paradoxe. A croire que, finalement, elle a toujours été une idée plus qu’une réalité, une icône plus qu’une idiote. Bref, être blonde, c’est toute une histoire. Avant d’être drôle.
Marion RUGGIERI